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- Le Chef de l'Etat préside la réunion du Conseil des ministres  - Atelier pour la discussion de la stratégie mondiale contre le VIH-Sida  - Des pluies à l'intérieur du pays  - Nomination d'un nouveau commissaire aux droits de l'homme 
 
Les partis de l'opposition réaffirment leur attachement à leur droit constitutionnel à toutes formes d'opposition pacifique
Les leaders de cinq partis politiques de l'opposition ont réaffirmé aujourd'hui, au cours d'une conférence de presse tenue à l'hôtel Houda de Nouakchott, leur attachement au principe du dialogue et de la concertation avec le pouvoir parallèlement à leur droit, constitutionnellement reconnu, à toutes formes d'opposition pacifique, et à exprimer leurs positions sur toutes les questions nationales.
Ils ont également précisé que toutes les rumeurs et toutes les provocations ne pourront les amener à rompre avec les principes cités plus haut.
 
Les leaders de ces partis politiques de l'opposition ont aussi annoncé que leurs formations ont décidé de mener une série de manifestations pacifiques pour amener le gouvernement à traiter les problèmes que connaît le pays actuellement.
 
Ces problèmes qualifiés de "très importants" par ces leaders de l'opposition, sont "l'augmentation des prix, la liquidation de certaines entreprises publiques, l'affaire de la drogue et la création d'un parti de la majorité".
 
Les leaders de l'opposition ont rappelé que toutes ces questions ont déjà été évoquées par eux avec le président de la République sans qu'il y ait eu entente entre eux.

 C'est pourquoi, ajoutent-ils, ils sont décidés à défendre leurs positions en toute légalité, tout comme le chef de l'Etat a, lui aussi, celui de rester fidèle à ses positions et à travailler à leur application.

 M. Ahmed Ould Daddah, président du RFD, a évoqué une vague d'attaques contre l'opposition de la part de responsables du pouvoir et ce, tout simplement, à cause de leur position par rapport à certaines questions de l'heure.
 
Le président du RFD a mis ces attaques sur le dos d'une incompréhension de la démocratie et du sens de l'opposition ainsi que du refus, par ces responsables, du point de vue d'autrui.

 Il a aussi dénoncé les rumeurs qui circulent contre l'opposition et l'accusant de chercher à entrer en conflit ouvert avec le pouvoir. M. Ahmed Ould Daddah a également démenti les rumeurs faisant cas de l'interdiction du meeting de l'opposition prévue mercredi prochain à Nouakchott précisant que les autorités administratives ont bien autorisé ce rassemblement.

Ould Daddah a affirmé au cours de ses réponses aux questions posées par la presse, que l'opposition ne cherche, en aucun cas, à ébranler ou écarter le pouvoir actuel ajoutant que la Mauritanie est dirigée aujourd'hui par "un civil compétent, d'une culture vaste et d'une grande expérience" et que ce président est "le mieux indiqué pour mettre en oeuvre le programme réformiste qu'il a présenté et pour lequel les mauritaniens l'ont élu".

Le président du RFD a aussi déclaré que dans l'opposition, "ils travaillent à aider le chef de l'Etat à réaliser ce  programme et entre en conflit, de ce fait, avec des forces qui cherchent autre chose et qui sont, reconnaît le président de l'opposition, supérieures à nous pour l'instant".
 
Quant au président de l'Union des Forces du progrès (UFP), M. Mohamed Ould Maouloud, il a insisté sur le patriotisme de l'opposition mauritanienne et son désir de veiller à la stabilité et à la sécurité du pays.

Il a déclaré également que l'opposition tend la main, à tout moment, pour aider aux réformes réclamées par le peuple mauritanien et pris en considération par tous les candidats dans leurs programmes électoraux. M. Mohamed Ould Maouloud a déclaré, enfin, que l'opposition place la réalisation de cet objectif dans la priorité de son action.

 En réponse à une question comparative du régime actuel et celui d'avant le 3 Août 2005, M. Sarr Ibrahima Moctar, président de l'AJD/MR a souligné :
 "Ce que nous pouvons dire c'est que la transition militaire n'a pas été ce qu'elle devait être pour nous permettre d'accéder à un véritable régime démocratique. Les premiers responsables de cette situation c'est l'opposition, ayons le courage de le dire.

 Nous avons accepté que cette transition soit ce qu'elle fut, c'est pourquoi nous sommes en train de récolter ses fruits.

 Par conséquent nous estimons que la situation actuelle qui se pose est effectivement difficile parce qu'elle nous a mis dans des conditions qui ne nous permettent pas d'avancer objectivement comme nous l'aurions souhaitée.
C'est à nous de résister à cette situation".

Les leaders de l'opposition ont considéré que la nomination de certains de certains responsables de leurs partis dans des fonctions administratives, lors du dernier Conseil des ministres, est un geste qui ne nécessite pas d'être applaudi car il s'agit de cadres mauritaniens compétents. Ils ont réaffirmé, à ce sujet, leur désir de voir les nominations "répondre au critère de la seule compétence, non à celui de l'appartenance politique".
 
Au cours de cette conférence de presse, le président du parti Hatem, M. Saleh Ould Hannena, a mis en garde contre le retour du pays aux styles de gouvernement qui avaient cours avant le 3 août 2005. Il précise, à ce sujet, qu'il y a des craintes à avoir sur une telle éventualité et que tous doivent constituer une barrière pour parer à cela. Il s'agit, conclut-il, non de personnes mais de comportements.
 
M. Mohamed Jemil Mansour, président du parti "Tawassoul" devait déclarer à son tour que les partis de l'opposition ont convenu sur l'attitude à adopter face aux problèmes actuels que connaît le pays, précisant que cette opposition est constituée de formations politiques qui ont leurs visions propres et leurs priorités.