Le président du Parti mauritanien pour l'unité et le changement (HATEM), M. Saleh Ould Hanenna, a salué le Programme spécial d'intervention (PSI), annoncé il y a quelques semaines par le président de la république, et l'a qualifié d'initiative hautement " humanitaire ".
Le président du HATEM, qui donnait le coup d'envoi du premier congrès national de son parti, jeudi à Nouakchott, a toutefois exprimé sa crainte que le PSI connaisse le même sort que d'autres programmes similaires.
Il a affirmé le soutien de son parti au retour des réfugiés déportés pendant les évènements de 89 - 90, à leur recouvrement de leurs droits complets et à la loi incriminant l'esclavage.
M. Saleh Ould Hanenna a réitéré la condamnation par son parti de l'extrémisme qui a conduit à l'agression des citoyens français et aux évènements qui l'ont suivie. Il a également réclamé une enquête sur les circonstances de l'incident d'El Ghallaouiya et la prise en charge par le gouvernement des familles des trois soldats tombés pendant cette opération.
Le président du HATEM a souligné la nécessité de propager la justice en tant que " fondement du pouvoir et condition sine qua none à la sécurité et à la stabilité ". Il a considéré comme " catastrophique " la situation économique et sociale en Mauritanie, estimant que c'est là " le résultat inévitable de la mauvaise gestion et de la gabegie ".
" Il est nécessaire de tirer les leçons de la révolte des affamés ", a-t-il aussi dit avant d'appeler le gouvernement à faire preuve de prise de conscience à l'égard de la souffrance des citoyens et leur aspiration à une réforme sérieuse coupant la voie aux mauvais gestionnaires et mettant un terme à la gabegie.
Sur un autre plan, M. Saleh Ould Hanenna a exprimé sa crainte que le pays soit entraîné vers " le phénomène de parti de l'Etat " au sein duquel " la concurrence se fait sur des intérêts matériels minables au moment où les autres partis sont empêchés même de jouir de leurs droits au contrôle sur les programmes financés par le contribuable ".
Il a passé en revue le bilan de sa formation politique pendant la période passée et ses réalisations au niveau des élections municipales, législatives et présidentielles ainsi que sa contribution à l'Opposition.
Le chef du HATEM a par ailleurs insisté sur la réclamation par son parti de la rupture des relations avec Israël et son appui aux questions arabes, islamiques et internationales justes.
Après le discours du président du parti, les travaux qui durent 3 jours se sont poursuivis au niveau des quelque 800 délégués venus des différentes wilayas du pays.
L'ouverture du congrès a eu lieu en présence d'un certain nombre de présidents et de représentants de partis politiques dans l'Opposition comme dans la Majorité ainsi que d'autres personnalités. |